|
Les
anecdotes de la cuisine
< < 0
/
1 / 2
/ 3
/> >
Si vous voulez faire un
commentaire 
Si vous voulez compléter cette
rubrique
Contact Webmaster
►Le kugelhopf
Selon la légende, un pâtissier de
Ribeauvillé, du nom de Kugel, hébergea les rois mages, faisant étape
en Alsace sur la route de Bethléem... Pour le remercier, ils lui
confièrent la recette d'un gâteau, qu'il baptisa Kugelhopf.
►Les madeleines de Commercy
Un jour où le roi Stanislas 1er
Leszczynski donnait une fête dans son château de Vaudémont, le
maître d'hôtel vint l'avertir que le pâtissier venait de partir sans
crier gare. Le majordome eut l'idée de demander à une soubrette de
confectionner des gâteaux comme ceux que préparait sa grand-mère.
Devant le succès de ces gâteaux dorés, le majordome leur donna le
nom de la soubrette, Madeleine, et de sa cité natale, Commercy.
►La bergamote de Nancy
La bergamote est un fruit qui donne
une essence acidulée utilisée en parfumerie. En 1850, le confiseur
Lillich eut l'idée de marier cette essence avec du sucre cuit. Cette
spécialité de la ville de Nancy continue à être conditionnée dans
des boîtes en fer blanc imprimées à l'image de la place Stanislas.
►La dragée de Verdun
En laissant tomber une amande dans une
jarre de miel en 177 avant Jésus-Christ, le confiseur romain Julius Dragatus ignorait qu'il
venait de créer une confiserie qui existe encore de nos jours, la
Dragée.
Amande enrobée de sucre, elle apparaît
en France à partir des croisades. On fabrique à Verdun des dragées
lisses et satinées depuis 1750. Un grand soin est apporté au choix
des amandes, qui sont des amandes Avola de Sicile. L'opération
d'enrobage dure une journée durant laquelle l'amande peut recevoir
plus de 60 couches de sirop.
►Le pain d'épices de Dijon
Le Mi-kong ou Pain de Miel apparaît en
Chine au Xe siècle. Au XIIIe siècle, il fait partie de la ration des
cavaliers de Gengis Khan qui le transmettent aux Arabes. Le Pain
d'Epices est ensuite rapporté en Europe par les Croisés.
Dans la région dijonnaise, le boichet,
préparé avec de la farine, du miel et des oeufs serait l'ancêtre du
Pain d'Epices.
►L'anis de Flavigny
C'est un petit bonbon dragéifié de
forme ronde, blanc et gros comme un pois, qui renferme une graine
d'anis vert. L'Anis de Flavigny se fabrique dans les murs de
l'abbaye bénédictine de Flavigny depuis plus de quatre siècles.
Son histoire remonte loin dans le
temps, car en 1591 la ville de Semur offrait des Anis de Flavigny
aux personnalités de passage, et l'on trouve mention de ce bonbon
dans des textes plus anciens encore.
►Les galettes et crêpes bretonnes
Saviez-vous que le sarrasin qui entre dans la composition des
galettes et des crêpes, fut ramené d'Asie, au XIIème siècle par les
croisés? Il trouva dans les terres acides de Bretagne un milieu
favorable à son développement.
A l'origine, la galette et la crêpe
étaient, non seulement de facture différente, mais encore d'origine
territoriale diverse : - la " galette " de sarrasin, issue
semble-t-il de Haute-Bretagne, se cuisait à la poêle, sur une seule
face et restait souple et tendre. On pouvait la couper en fines
lanières pour agrémenter soupes et bouillons ou la garnir, encore
chaude, d'œufs, de pâté, de saucisses, de sardines et de multiples
autres produits locaux.
- la crêpe de sarrasin, beaucoup plus
croustillante, était très répandue en Basse-Bretagne. Elle
s'obtenait en battant longuement la pâte " au poing " et se cuisait,
sur les deux faces, sur deux tuiles, pierres ou biligs en fonte.
Très difficile à manier, car trop friable, les crêperies ont
abandonné sa fabrication pour privilégier la galette, plus facile à
garnir. On ajoute maintenant à la pâte, originellement constituée
uniquement d'eau, de sel et éventuellement de cidre, quelques œufs,
du lait, du beurre fondu et un soupçon de farine de froment pour
assouplir la texture et en affiner la saveur.
Les crêpes de froment sont apparues au
début du siècle avec la vulgarisation de la farine blanche,
autrefois hors de prix comme le sucre, le miel et les confitures.
Elles sont aussi fines que les " crêpes " de sarrasin, mais plus
souples grâce aux œufs, au lait et au beurre qu'elles contiennent.
Elles peuvent être garnies de multiples façons : beurre, sucre,
miel, chocolat, fruits frais et compotes, etc.
Les galettes de sarrasin sont encore
de nos jours le plus souvent utilisées avec des garnitures salées (
œufs, jambon, fromage, saucisses, pâté, fruit de mer, etc. ) Bien
qu'une galette beurre-sucre ou confiture soit un véritable délice.
►Le berlingot de Nantes
Saviez-vous que l'origine du nom
"berlingot" viendrait peut être du nom de la coiffe des Nantaises :
"le bergot", qu'elles mettaient, au XIXème siècle, pour vendre, à
travers les rues de Nantes, des petits cornets de friandises en
forme d'escargot?
Par ailleurs, vous le savez peut être
que le berlingot de Nantes a un homologue à Carpentras. Mais
l'histoire de leur parenté est bien obscure : qui est le père? qui
est le fils?
Carpentras fait remonter la naissance du berlingot au XVIème siècle,
mais sans preuve à l'appui, tandis que Nantes revendique sa
paternité à la fin du XVIIIème siècle : le berlingot selon elle,
serait né en 1780, dans une petite confiserie de la place Royale,
qui se nommera quelques années plus tard : "A la Renommée des Vrais
Berlingots Nantais".
►Le cachou Lajaunie
Saviez-vous que ce petit bonbon à la
réglisse vit le jour en 1890 à Toulouse, chez un pharmacien nommé
Léon Lajaunie?
Son succès immédiat tient tout autant de son savoir-faire que de
l'ingéniosité de son emballage. La fabrication de la petite boîte
jaune fut conçue de façon à tenir dans une poche. Sa conception fut
confiée à un ami horloger et sa fabrication, aux frères Sirven,
imprimeurs et fabricants de boîtes métalliques, qui reprennent la
marque en 1906.
A l'heure actuelle, plus de 10
millions de boîtes jaunes sont vendues chaque année, soit une boîte
toutes les quatre secondes!
►Le cannelé bordelais
Saviez-vous que le cannelé serait né
il y a bien longtemps, dans le Couvent des religieuses de
l'Annonciade de Bordeaux. Celles-ci fabriquait de petites friandises
en forme de bâtons appelées "canelats" ou "canelets".
Leur recette disparaît dans la tourmente révolutionnaire en 1790.
Mais la petite histoire raconte que vers 1830, le petit gâteau de
farine de blé et de maïs cuit a la braise, dans un moule en bronze
cannelé aurait ressurgi.
Aujourd'hui, le moule cannelé est toujours indissociable du cannelé.
Il est maintenant en cuivre étame et non plus en bronze.
►Les Bêtises de Cambrai
Tout le monde connaît l'histoire des
Bêtises de Cambrai d'AFCHAIN, l'histoire de ce jeune
apprenti-pâtissier qui se serait trompé dans le dosage du sucre et
du parfum et qui aurait allégé la pâte par brassage. Il aurait été
vilipendé d'un " Tu n'es bon qu'à faire des bêtises ! ", une "
bêtise " qui fit finalement de succès et la fortune du confiseur !
On connaît cependant bien moins cette
autre histoire pourtant beaucoup plus probable :
Tous les 24 du mois se tenait à Cambrai un important marché. Les
hommes s'y rendaient régulièrement. Après leurs achats de bêtes,
certains s'attardaient en ville pour commettre des " bêtises " On
parlait uniquement de dépenses inutiles. Parmi ces dépenses, les
bonbons de sucre cuit que l'on fabriquait sous le regard des
passants et que l'on coupait avec des ciseaux à la demande. Le
confiseur Afchain eut l'idée de confectionner pour cette clientèle
du 24 des bonbons plus raffinés, en les parfumant à la menthe
Mitcham. Il battit le sucre pour qu'il soit plus aéré et pour rendre
le bonbon plus tape à l'œil et plus doux, il introduisit, sous
l'aspect d'une rayure, du sucre caramélisé. Les bêtises étaient
nées!
►Les Négus de Nevers
Tous les ans, la maison Grélier créait
un nouveau bonbon et lui donnait le nom de l'évènement de l'année.
Une année, Ménélik, Empereur d'abyssinie alias le négus, vînt en
visite officielle en France où il fut reçu par le président de la
république. Il donna son nom aux fameux Négus de Nevers!
►Les Praslines du Duc de Praslin
Comme le nom de la confiserie ne
l'indique pas, le Duc de Praslin n'en est pas son inventeur! Le Duc
César de Choiseuil, comte du Plessis-Praslin et Maréchal de France
sous Louis XIII était un si grand adepte de la friandise de Jaluzot
qu'il s'en serait même servi pour adoucir les habitants de Bordeaux
en guerre contre le pouvoir royal. Il paraitrait que c'était aussi à
ses yeux une arme certaine pour conquérir les coeurs!
►Le calisson d'Aix
Le calisson est une friandise à base
de pâte d'amande, pâte issue d'un broyage fin d'amandes et de fruits
confits (melon, pêche ou abricot), posée sur une feuille d'hostie à
la farine de riz, recouverte de glace royale et découpée en losange.
Il existerait plusieurs origines du calisson : une française et une
italienne.
En France, il aurait gagné sa réputation à la suite de noces du roi
René et de Jeanne de Laval. Cette dernière connue pour sa
bougonnerie quotidienne et son austérité aurait trouvé le sourire en
goûtant une bouchée de cette douceur élaborée par le pâtissier du
roi et désignée par la cour "di calin soun " (ce sont des câlins).
Autre origine : le calisson viendrait d'Italie, qui en faisait un
usage liturgique au XVIIè siècle contre la peste, béni par
l'Archevêque qui garantissait aux fidèles qui en consommerait leur
préservation de l'infection. Présenté, à la place de l'hostie, dans
les calisses, le prêtre appelait les fidèles avec ces mots : "
venite ad calicem ", et la réponse des fidèles en provençal était "
venes toui i calissoun " : le mot calissoun altéré avec le temps
serait devenu calisson.
Dans son dictionnaire provençal, F.
Mistral attribue le mot calisson à la transformation au cours des
temps du mot canissoun (une claie de roseau tressé) sorte de biscuit
à la pâte d'amande.
La spécialité telle qu'on la reconnaît aujourd'hui date de 1854 où
S. Bicheron ouvre la première confiserie consacrée à cette douceur,
vingt ans plus tard, Léonard Parli prend le relais et fait toute la
renommée du calisson à Aix.
►Les fruits confits d'Apt
Le confisage est une technique de
conservation des denrées ancestrale. Cette tradition remonte aux
romains. Pour la conservation, plus qu'à produire des gourmandises,
les fruits confits dans le sucre se conservent sans altération, et
permettent la dégustation de fruits en tout saison.
Au moyen âge ils figurent sur les tables d'apparat et sont réservés
aux hôtes de marque.
Dans le sud de la France, c'est la multitude de fruits qui encourage
la pratique de cette technique…
►Les pastilles au sel de Vichy
C'est au XIXè siècle que l'on découvre
les bienfaits des eaux thermales de Vichy. Un chimiste, Daret, en
extrait les sels minéraux et a l'idée de les diffusés sur un support
sucré et d'y ajouter un arôme naturel de menthe ou d'anis. Il crée
alors une pastille contenant les principes actifs de l'eau de Vichy.
Il faut attendre leur diffusion par le pharmacien Bertillat pour que
ces pastilles trouvent leur essor. Daret cède la formule de la
fameuse pastille au pharmacien qui lui donne sa forme octogonale
caractéristique que nous lui connaissons aujourd'hui. C'est par leur
fabrication dans l'ancien couvent des Célestins que les pastilles
prennent le nom de Pastille Vichy (marque déposée). On disait alors
qu'une consommation de 8 pastilles par jour garantissait les même
effets qu'une cure à la station thermale.
Aujourd'hui ce sont plus de un
milliard de pastilles produites et distribuées à travers le monde.
►La Réglisse d'Uzès
La réglisse est issue de la racine
d'une plante utilisée pour ses propriétés officinales.
Les égyptiens l'utilisaient en macération avec d'autres plantes pour
lutter contre la peste, les grecs l'associaient au miel comme remède
contre la toux, chez les romains sa mastication calmait les douleurs
d'estomac.
Au Moyen-Age, c'est la seule plante connue avec le miel utilisée
comme édulcorant.
C'est au XVIIè siècle, en Angleterre, avec George Dunhill, qu'est
fondée la première fabrique de bonbons à la réglisse.
En France, en 1862, Henri Laffont ouvre une usine de réglisse à
Uzès. L'entreprise familiale se développe rapidement, et bientôt la
marque ZAN qui est déposée en 1884, devient partout en France
synonyme de friandises en réglisse et permet à cette dernière de
s'épanouir sous une multitude de formes et de présentations. En
1970, les sociétés Ricqlès et Zan fusionnent sous le nom de "
Société Riqlès-Zan" à laquelle vient s'ajouter Florent en 1975. La
marque est rachetée par Haribo en 1986, le groupe prend le nom de
Haribo-Ricqlès-Zan.
►Le nougat de Montélimar
On date l'apparition du nougat dans le
troisième quart du XVIIe siècle, époque où commencèrent à produire
les premiers amandiers introduits quelques années plus tôt dans la
région par Olivier de Serres.
Les amandes mêlées au miel de Provence ou des Alpes se substituèrent
au gâteau de noix, "nux gatum" ou "nougo" . Cette transformation
devint et resta l'apanage et la spécialité de Montélimar qui adapta
une nouvelle formule dans laquelle l'amande remplaçait la noix
L'appellation "Nougat de Montélimar" est réservé à des produits
contenant au moins 30% d'amandes émondées ou 28 % d'amandes émondées
et 2% de pistaches et 25% de miel par rapport aux matières sucrantes
mise en œuvre. L'appellation "Nougat" est réservé à des produits
contenant au moins 15% d'amandes ou de noisettes.
►Les marrons glacés de Privas
C'est un ingénieur des Ponts et
Chaussées, Clément Faugier, qui en 1882, créé avec un confiseur
ardéchois, la première fabrique industrielle de marrons glacés.
Cette initiative a pour buts d'endiguer le chômage causé par la
crise de la sériciculture et d'utiliser la production de marrons
ardéchoise.
Même s'il s'agit d'industrialiser la production, les pratiques
restent artisanales : les marrons sont pelés manuellement, puis
cuits et trempés dans un bain de sucre à la vanille. Mais les
marrons glacés sont fragiles et il faut trouver un système de
conditionnement qui permette déjà la conservation des marrons, et la
préservation de leurs qualités. Après plusieurs recherches Clément
Faugier a l'idée d'emballer ses marrons dans un papier sulfurisé et
de les conditionner dans des boîtes métalliques hermétiques (d'où on
a chassé l'air, c'est la conservation sous vide). Ce conditionnement
est mis à l'épreuve par un voyage aller-retour par bateau à voiles
entre Privas et Zanzibar. Au retour, les marrons sont absolument
bien conservés et n'ont rien perdu de leur saveur.
►La barre chocolatée Mars
Inventée en 1920 aux Etats-Unis par
Frank Mars, industriel de l'alimentaire, cette barre de chocolat et
caramel servit de ration énergétique aux soldats américains avant de
connaître un grand succès en France, ou elle est fabriquée depuis
1974.
►Le choco
BN
Ce biscuit garni de chocolat s'appela
Choco BN (Biscuiterie Nantaise) en 1953, puis Choco à la fraise, à
la vanille, à l'abricot, etc...en 1964. Son nom se simplifia en
"BN" à partir de 1978.
►Le bonbon Haribo
Bonbon recouvert d'une fine couche de
chocolat, élaboré en 1922 par un confiseur allemand, Hans Riegel de
Bonn (d'où son nom: Ha Ri Bo).
►Les
épices
Les épices connues dès l'Antiquité, en
Grèce et surtout à Rome. Les Anciens lançaient des expéditions
lointaines par mer jusqu'en Orient et par terre jusqu'en Asie:
routes des épices et de la soir. Au Moyen Age, les épices arrivaient
par caravanes chez les marchands de Venise. Ces marchandises
précieuses étaient revendues à prix d'or, créant d'immenses fortunes
et servant de monnaie d'échange. Manger relevé permettait de cacher
le mauvais goût des aliments avariés, de les conserver, de faciliter
la digestion et de se soigner. Les grands explorateurs se lancèrent
à la conquête des épices: Vasco de Gama en 1497, Christophe Colomb
entre 1492 et 1504, qui rapporta d'Amérique centrale et des Antilles
(nommées à tort "Indes occidentales"), piment, vanille, chocolat,
tabac...
Au 18e siècle, les Hollandais
faisaient fortune avec le commerce des épices; le français Pierre
Poivre cultivait sur l'île Maurice et l'île de La Réunion giroflier,
muscadier et cannelier: les trois principales épices avec le poivre.
►Les
pâtes alimentaires
Merci Marco Polo... L'explorateur
vénitien les rapporta de son voyage en Chine (1271-1295), où elles
étaient fabriquées à base de pâte de riz. mais les Grecs et les
Romains de l'Antiquité connaissaient déjà ce mélange de farine et
d'eau, séché au soleil avant d'être cuit à l'eau. A la Renaissance,
la reine Catherine de Médicis fit connaître à la France les pâtes,
dont les macaronis, avec la cuisine raffinée de la table italienne.
En 1910, Lustucru invente les pâtes
aux oeufs.
< < 0
/
1 / 2
/ 3
/> >
|