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Rhône Alpes
GLOSSAIRE
DES SPECIALITES EN RHONE-ALPES (Savoie et Dauphiné)
ENTREES CHAUDES
OU FROIDES
Diots aux sarments au
Vermouth de Chambéry:
Saucisses de Savoie pur
porc, cuites et flambées dans du vermouth de Chambéry
Diot: Petite saucisse
rustique. Elle se mange sèche comme les saucissons ou fraîche rissolés dans du
saindoux et mijotée avec des oignons mouillés au vin blanc.
Pormonier: Saucisse de
boeuf ou de porc au chou.
Soupe du
Trièves: C'est une bonne soupe de
pommes de terres, bien épaisse, dans laquelle est incorporés des choux ou des
haricots et un beau morceau de lard salé, toujours cuit dedans.
Soupe des Terres
Froides : Vieille recette dauphinoise. La
soupe est bien réussie quand la cuillère peut tenir droite dedans.
Additionnée de vin et de poivre, elle constitue paraît-il, un bon remède contre
la grippe !
Soupe aux choux
de l'ermite : Ah, la bonne soupe aux choux,
que l'on préparait jadis soigneusement dans les chaumières du Dauphiné! Le porc
entrant dans sa composition, elle a pris tout naturellement le nom du saint
Ermite du désert : Antoine, patron du petit village médiéval de Saint-Antoine en
Dauphiné et aussi patron des charcutiers.
Soupe de lozans:
Il ne se passait pas de fêtes, jadis, en
Dauphiné, sans la traditionnelle soupe de lozans sur la table.
Préparer une pâte,
avec de la farine, de l'eau, des œufs et du sel. L’étaler sur la table avec un
rouleau à pâtisserie puis la découper en petits losanges ou “ losans ”. Jeter
ensuite dans le bouillon de pot-au feu frissonnant sur le feu. Dans certains
villages du Dauphiné, les lozans étaient consommés également avec la soupe de
légumes.
Potée
dauphinoise : La potée, vous le savez,
désigne ce “ plat de résistance ” auvergnat cuit dans un pot en terre et
comprenant de la viande de porc, saucisses et saucissons, des morceaux de bœuf,
des choux et autres légumes.
En Dauphiné, la recette diffère. Elle était d'ailleurs classée jadis dans les
soupes.
Salade Monsieur
Frère du Roy (recette du XVIIIème Siècle) :
C'est à Allemont, en 1788, que fut inventée cette salade,
faite de salades vertes, de pommes de terre et haricots cuits à l'eau, de saumon
fumé, de sardines et de maquereaux. Elle était servie avec une sauce mayonnaise.
Les
Longeôles : Saucisses du
Chablais et de la basse Vallée de l'Arve autour d'Annemasse. Elles sont
fabriquées avec les couennes du cochon coupées en bande auxquelles on
ajoute; chair à saucisse, sel, poivre et cumin sauvage. Les longeôles sont
prêtes à être mangées après 3 ou 4 jours. Elles se consomment cuites à
l'eau, servies chaudes avec des pommes de terre et une
salade.
POISSONS
Filet de perche du lac au
Vermouth de Chambéry: Poisson du lac du Bourget préparé dans du vermouth de
Chambéry.
VIANDES ET
PLATS PRINCIPAUX
Cote de veau à la marmotte:
Viande de veau piquée de lard et d’anchois et mijotée avec oignons et marc de Savoie.
Poulet en vessie :
Encore un plat qui n'est plus guère servi de nos jours sur les tables
dauphinoises! Pour le réussir, il vous faudra un poulet d'un kilo environ, 150
g. de chair à saucisse, cinq cuillerées de Madère, une vessie de porc, deux
oignons, une carotte, deux poireaux, une branche de céleri, un oeuf, du sel et
du poivre.
Pieds de porc
Saint-Antoine : Saint Antoine l'Ermite, c'est le patron de ce charmant
village médiéval qu'est Saint-Antoine-en-Dauphiné, connu jadis sous le nom de
Saint-Antoine-en-Viennois généralement, ce saint égyptien est représenté,
accompagné d'un cochon. Mais c'est aussi le patron des charcutiers. Aussi,
plusieurs recettes de cuisine à base de porc portent-elles dans la région le
qualificatif de Saint-Antoine. C'est le cas des pieds de porc à la Dauphinoise.
Omble-Chevalier à
l'ancienne : L'omble-Chevalier, ce
poisson des torrents alpestres à la chair si délicate, est devenu un mets rare
de nos jours. Les Dauphinoises, jadis, le préparaient avec beaucoup de soin.
La fondue savoyarde
: Elle se fait surtout avec du Beaufort (2/3 Beaufort, 1/3 Comté, 0/3 Emmenthal).
Dans un caquelon préalablement passé à l'ail, on verse un verre de vin blanc par
personne (surtout pas plus, sinon elle est ratée). Lorsqu'il frémit, on ajoute
le fromage en petit morceaux. On tourne à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à
ce qu'il soit bien fondu. On le mange en trempant avec sa fourchette, des cubes
de pain dans le caquelon. Lorsqu'il n'y a presque plus rien, certains y cassent
un oeuf pour la finir "en omelette".
La tartifflette
: C'est un "gratin" de pommes de terre (tartiffe en patois) précuite à la vapeur
et coupées en cubes, avec des lardons (pas nécessaire dans la recette originale)
et des oignons, sur lequel on fait fondre un reblochon. Cette recette provient
du val d'Arly.
GARNITURES
Gratin chambérien:
A l'origine, il
était composé de pommes de terre et de bouillon de pot-au-feu. Mais
attention, une polémique s'est instaurée car, d'après des écrits, il y
aurait aussi du beaufort, de la crème fraîche, de l'ail et des petits
lardons.
La
polenta : La polenta est une semoule de maïs qui se
prépare en bouillie que l'on fait réduire pour obtenir une consistance
compacte (elle ne coule pas). On la mange avec du civet, des "diots"
(petites saucisses, cuites dans du vin blanc), du lard ou simplement du
lait. Son origine lointaine est piémontaise.
Les
crozets : (vient du patois "croé", signifiant "petit") : ce
sont de petites "pâtes carrées" faites à la farine de blé et de
sarrasin dans
lesquelles on fait fondre beaucoup de Beaufort. Cette recette est originaire de
haute tarentaise.
Farcement: Galette de
pommes de terre, de raisins secs, de pruneaux et de lard.
PATISSERIES ET
CONFISERIES
Le
Chambérien : Gâteau avec une pâte
aux amandes et une crème café, créé vers 1958.
Le
Chocolat framboise: Mousse au chocolat et
perles de framboise, nouvellement créé (1995).
Le
Copacabana: Créé en 1970, gâteau
au rhum et aux raisins, dans un biscuit chocolat.
Le
gâteau de Savoie ou Biscuit de Savoie: Ce dessert léger,
créé à la cour de la Maison de Savoie au XIVe siècle, est devenu le
grand classique de la littérature culinaire française. Aujourd’hui, il est
composé de blancs d’œufs montés en neige, de jaunes d’œufs, de sucre et de
farine, et est en vente dans de nombreux établissements.
Le
Matafan aux pommes: Comme son nom
l’indique, cette crêpe composée de farine et de petit lait, fourrée aux pommes,
"tue la faim". Elle se mange à la Chandeleur.
La
Neigeuse : Entremets meringué aux
amandes sur fond de frangipane (1950).
Les
Rioutes : Pâte sèche à l’anis
pochée dans une eau bouillante et passée au four. Gâteau sucré-salé, idéal pour
l’apéritif, les rioutes étaient autrefois proposées dans tous les bars et
trempées dans le vin blanc.
Le
Régal Savoyard: Créé par les pâtissiers
savoyards, ce biscuit moelleux à la poudre de noisettes est garni de confiture
de framboises.
Le
Saint-Anthelme : Cette meringue
fondante, garnie d’une crème praliné-nougatine, tire son nom des tours du
château de Chignin. Cette spécialité a été inventée en 1957.
Le
Saint-Genix: Créé dès le XIXe
siècle à Saint-Genix sur Guiers, il arrive sous le nom de "Gâteau Praliné des
Ducs de Savoie" à Chambéry, où on le trouve toujours, savamment plié dans du
papier blanc et rouge, aux couleurs de la Savoie.
Coupe des Pères Chartreux : C'est une glace à la
Chartreuse, copieusement recouverte de crème Chantilly et arrosée, à la dernière
minute, d'une bonne rasade de liqueur de la Grande Chartreuse.
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