Le homard est réputé pour sa chair délicate et savoureuse. En un tour de main, ce crustacé est capable de transformer un repas en un véritable festin de roi. Il n’est donc pas étonnant de retrouver celui-ci en première ligne pour les fêtes de fin d’année ! Cependant, tout le monde n’est pas forcément à l’aise avec cette espèce de crustacé décapode, notamment au moment de l’ébullition. Si vous aussi vous émettez une forme de réticence à son égard, lisez ce qui suit.

Quelques mots sur le homard en toute simplicité

Le homard est une espèce de crustacé qui pèse en moyenne de 300 à 500 g, pour une dimension de 30 cm. L’espèce est munie de pattes imposantes en forme de pinces qui contiennent une chair tout à fait consommable. La tête ou « thorax » est empli de corail, une matière crémeuse. L’abdomen quant à lui contient une quantité importante de chair dense et très blanche.

On distingue trois grandes variétés de homard. Le choix du crustacé est donc compliqué lors d’un repas de fête. L’espèce européenne, par exemple, se démarque des autres par sa couleur bleu-violacée ou verdâtre. Le homard américain, quant à lui, dispose d’une couleur plus orangée. Réputée pour la taille imposante de ses pinces, l’espèce bretonne est capable d’atteindre la taille de 40 à 50 cm, et sa carapace est généralement d’un coloris vert-bleu avec des tâches claires. Ce crustacé est une espèce couteuse et pour obtenir la quantité nécessaire pour nourrir plusieurs personnes, il faudra débourser une somme importante.

Comment se déroule la préparation ?

La méthode de cuisson du homard constitue sans nul doute la plus grande réticence, notamment pour les particuliers qui ne sont pas habitués à infliger un tel traitement. Et pour cause : la pauvre bête doit être placée tête la première dans l’eau bouillante ! Cette pratique fait débat, à tel point que certains pays comme la Suisse ont interdit la cuisson vivante du homard au profit de méthodes réputées moins douloureuses pour l’animal – comme les chocs électriques, ou la destruction mécanique du cerveau.

Même si cuisiner un homard vivant présente un inconvénient notable pour les défenseurs des animaux et leurs soutiens, il reste toutefois impératif de ne pas le consommer déjà mort. En effet, l’animal dégage très rapidement après sa mort des enzymes et des bactéries qui s’attaquent à ses tissus.

Ainsi, même si cuire un crustacé présente un aspect négatif, sachez que la plupart des restaurateurs procèdent encore de cette manière. Si vraiment cette pratique vous pose une quelconque difficulté ou un cas de conscience, il est également possible de mettre l’animal au congélateur une quinzaine de minutes, de manière à l’endormir. Vous pouvez ensuite le couper à cru ou le faire cuire.

Quels ustensiles utiliser pour la consommation ?

Généralement, le homard devrait être livré à table avec les ustensiles suivants :

– Pour casser les pinces du homard et atteindre la chaire contenue à l’intérieur, un casse-noix fera très bien l’affaire.
– Pour atteindre la chair contenue à l’intérieur du corps de l’animal, une fourchette à homard ou un pique à crustacé.
– Pour plus de confort à table, on conseillera également de dresser un plat à coquilles pour déposer la carapace de l’animal.

Décortiquer le homard n’est pas une tâche aisée, on commence généralement par la tête que l’on détache du reste du corps. On sectionne ensuite les pinces à la main au niveau des articulations. Pour extraire la chair de la queue, on conseillera d’abord de tourner celle-ci pour la détacher du reste du corps. On presse ensuite la carapace en l’enveloppant dans un linge ou un torchon jusqu’à entendre un craquement.

Même si la préparation du crustacé n’est pas pratique, vous avez la garantie au final d’un plat qui sera très apprécié de vos invités. Notons enfin de compte que le homard dispose d’une valeur nutritive très intéressante, étant une source de vitamines et de minéraux indispensables à l’organisme.