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A qui le devons-nous?
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►Abrantes
Gouverneur de Paris, Junot, duc d'Abrantès,
avait un des meilleurs cuisiniers de l'époque : Richard, qui a donné
som nom aux chauffe-plats ainsi appelés. C'est ce chef qui inventa
certains plats "à la d'Abrantès" en hommage à son maître.
►Anna
Adolphe Dugléré, qui dirigeait alors
les cuisines du Café Anglais, inventa les pommes de terre Anna pour
la célèbre courtisane Anna Deslions.
►Artois (à la)
Les ris de veau ainsi nommés ont été
inventés par le comte d'Artois, futur Charles X.
►Aurore
C'était le prénom de la mère de
Brillat-Savarin, à laquelle l'auteur de la "Physiologie du goût"
dédia quelques recettes.
►Bagriation
La princesse Bagration, à l'époque de
la Restauration , avait pour chef, Marie-Antoine Carême, le grand
Carême, qui lui dédia quelques plats, comme il l'avait fait pour
Talleyrand.
►Bellevue
Madame de Pompadour amait flatter le palais de Louis XV, plus
fin que celui de son aïeul Louis XIV. Elle possédait le château de
Bellevue et certaines recettes qu'elle imagina prirent le nom de ce
lieu-dit, d'autres celui de leur créatrice entre autre; filets de
volaille à la bellevue, saumon en bellevue...
►Bernis
Cardinal de Bernis à qui nous devons
les crêpes dentelles.
►Berry (à la)
Les filets de lapereaux à la Berry
doivent leur naissance à la gourmande duchesse du Berry, la fille
préférée du Régent.
►Bourdaloue (à la)
Invention d'un pâtissier installé à la
Belle Epoque, rue Bourdaloue, à Paris. La pâtisserie existe encore
et continue les spécialités de son fondateur.
►Bresolles
Ragoût inventé par le valet de chambre
du marquis de Brésolles sur le théâtre des opérations de la guerre
de Sept Ans.
►Cardinal (à la)
C'est à Mazarin, ce raffiné, que l'on
doit cette appellation pour les plats qu'il inspira.
►Chantilly
La création de cette crème sublime est
généralement attribuée à Vatel. Mais les pâtissiers de Catherine de
Médicis (1519-1589 fouettaient déjà la crème fraîche à l'aide de
tiges de genets. C'est lors d'une réception donnée par Fouquet en
l'honneur de Louis XIV que Vatel fait connaître cette délicieuse
crème fouettée.
►La
Charlotte
Pudding créé pour la reine Charlotte,
épouse de George III; charlotte parisienne créée par Carême vers
1800, moule tapissé de biscuits à la cuiller et de crème bavaroise.
►Les
croissants
En 1863, pendant le siège de la ville
de Vienne en Autriche par l'armée turque, un boulanger est intrigué
par des bruits souterrains. Il en informe les autorités viennoises
qui découvrent des ennemis creusant des sapes pour envahir la ville.
En récompense, le boulanger eut la permission de fabriquer des
petits feuilletés en forme de croissant, symbole du drapeau turc.
►Vincent de la Chapelle
Maitre-queux de la maison de France
sous Louis XV, nous lui devons le poulet à la reine, le filet braisé
à la royale, le consommé à la reine et surtout les bouchées à la
reine.
►Clamart (à la)
Pendant de très nombreuses années, les
petits pois consommés à Paris, et en particulier à la Cour,
provenaient des jardins maraîchers de Clamart, dans la proche
banlieue.
►Conti (à la)
Appellation donnée à quelques recettes
inventées par les officiers de bouche du prince de Conti. Deux
d'entre eux ouvrirent en 1786 le restaurant des Frères Provençaux.
Mais c'est la princesse de Conti qui
"inventa" le carré de mouton qui porte son nom, ce fameux carré
"gourmandé de persil" que Molière évoque dans le Bourgeois
Gentilhomme.
►Cussy (à la)
Louis de Cussy, un des plus spirituels
gormets de la première moitié du XIXème siècle, était préfet du
palais sous Napoléon Ier et son cuisinier lui dédia quelques belles
recettes.
►La sauce
Béarnaise
La sauce béarnaise ne date pas de
l'époque d'Henri IV. Il semble qu'elle doive son nom au fait qu'elle
ait été servie pour la première fois au pavillon Henri IV à
St-Germain-en-Laye au 19 ème siècle.
►Le
Financier
Gâteau créé par le pâtissier Lasne
près de la Bourse vers 1890, pour régaler les financiers rapidement
et sans se salir les mains.
►Flan
Dessert somptueux du temps des rois,
perfectionné aux fruits confits au 19e siècle en Champagne.
►Frangipane
De Cesare Frangipani (comte italien).
Catherine de Médicis nous la fit connaître vers 1580.
La Frangipane a en fait été
inventée par le marquis Pompeo Frangipani, maréchal de France sous
Louis XIII et membre de la célèbre famille Frangipane de Rome. Il
inventa en fait un parfum à base d'amandes dont il parfuma ses
gants. De ce fait, le parfum à l'amande fut dit "à la Frangipane".
Un pâtissier s'en servit plus tard pour parfumer sa crème.
(Un descendant des Frangipane qui nous a écrit)...
►La sole
normande
Elle est l'oeuvre du chef du
restaurant "Le Rocher Cancale" nommé Langlais, qui, en 1848, lors
d'un dîner du Jury Gourmand dont le restaurant est le siège, servit
ce plat.
►Le tournedos Rossini
Grand amateur de
gastronomie fine et de vins rares -- sa cave à vin était légendaire
--, il avait sa table attitrée à la Tour d’Argent, chez Bonfinger,
au Café des Anglais, chez Lucas et Marguerite et à la Maison Dorée,
dont le chef, Casimir Moisson, aurait dédié une création, ce
tournedos maintenant légendaire, au compositeur. Rossini avait
l’habitude, en entrant dans ces endroits chic, de serrer la main du
maître d’hôtel, du sommelier, puis des serveurs. Il se dirigeait
ensuite vers la cuisine afin de serrer la main du chef et, seulement
après, s’asseyait à table. En plus de cette recette de tournedos,
Rossini prête son nom à plusieurs créations culinaires : des œufs
pochés, du poulet, un filet de sole et des cannellonis sont ainsi
assaisonnés à la sauce Rossini (un mélange de foie gras, de truffes
et de sauce demi-glace).
Pendant les années que
Rossini passa à Paris, il devint non seulement le musicien le plus
célèbre de son époque, mais également l’ami d’Antonin Carême, la
grande toque du premier tiers du xixe siècle, qui
soulignait que Rossini était le seul être qui le comprenait
vraiment.
►Margarine
En 1869, Napoléon III ouvre un
concours pour doter les équipages de la flotte d'un produit gras
comestible, peu cher et se conservant plus longtemps que le beurre.
C'est Hippolyte Mège-Mouriès qui mat au point ce substitut de beurre
et le baptise Margarine (de margaritas en grec) qui signifie "comme
la perle".
►Marie
Harel
Paysanne normande en son village de
Camembert, fabriquait depuis 1760 son fromage qui est depuis
mondialement connu.
►Meringue
Proposée le 3 juillet 1720 par le
cuisinier Gasparini à Marie Leszczynska, future épouse de Louis XV.
►Mille-feuille
Gâteau créé par le cuisinier Pierre
François de la Varenne, auteur du cuisinier français en 1651,
perfectionné par Carême.
►Robert (à la)
La sauce Robert, dont Rabelais faisait
si grand cas, a été, parait-il, inventée par Robert, cuisinier de
l'abbé de Saint-Germain-des-Prés, au Moyen Age.
►Soubise (à la)
Sauce inventée par Constant, chef de
cuisine à la maison de Soubise.
►Saint-Honoré
Inventé en 1846 à Paris par le
pâtissier Chiboust puis en 1863 par le pâtissier Auguste Jullien,
maintenant formé d'une couronne de choux remplis de crème posée sur
une pâte brisée.
►Savarin
Baba sans raisins secs créé en 1845
par le pâtissier Auguste Jullien en hommage au gastronome
Brillat-Savarin.
►Villeroy
(à la)
Les poulets à la Villeroy sont
attribués à la maréchale de Luxembourg, duchesse de Villeroy.
►Xavier (à
la)
Potage inventé par Louis Stanislas
Xavier de France, comte de Provence et futur Louis XVIII.
►Le Baba au Rhum
Le beau-père de Louis XV, Stanislas de
Leczinski, trouvant le kougelhof un peu sec, décide de le tremper
dans un sirop de rhum et de le flamber. Il nomme sa trouvaille "l'ali-baba"
car il était en train de lires les comtes des Milles et une Nuits.
►La
pêche melba
La "pêche Melba" a été créée en 1893
ou 1896 par Auguste Escoffier qui dirigeait les cuisines de l'hôtel
Carlton à Londres. Admirateur de Nelly Melba, célèbre cantatrice, il
imagine un entremets associant finesse et élégance. Les pêches
fraîches entières sont pochées dans un sirop vanillé et dressées sur
un lit de glace vanille et nappées de coulis de framboise.
l'ensemble est incrusté dans un bloc de glace sculpté en forme de
cygne. Pas de chantilly donc.... Sachez apprécier l'original.
►Le homard
à l'américaine
En 1867, Fraysse, un sétois chef du
Peters à Paris, accueille tard dans la soirée, trois clients
américains. La journée ayant été très chargée, il ne reste dans le
garde-manger qu'un homard cuit et un peu fatigué. Se souvenant d'une
ancienne recette de la maison, il apprête le homard de cette façon
mais ajoute aromates et piments afin de faire "passer" le crustacé.
Le plat est accueilli d'une façon enthousiaste et les clients après
avoir étanché leur soif veulent à tout prix connaître le nom de
cette préparation. Pris de court, Fraysse leur annonce qu'ils
viennent de déguster un homard à l'américaine.
►La
vinaigrette
Ce mode d'assaisonnement de la salade
à la française, faisait fureur en Europe au 18e siècle lorsqu'un
certain chevalier d'Albignac, émigré réfugié, fit fortune à Londres
en louant ses services de fashionable salad maker. Il allait
de maison en maison avec son nécessaire (flacons d'huile et de
vinaigre, aromates, caviar, truffes), réclamé par les maîtresses de
maison qui trouvaient du dernier chic de sortir leur plus beau
saladier pour que le chevalier y tourne la salade assaisonné de
French Dressing: nom que porte encore aujourd'hui la vinaigrette
classique chez les Anglo-Saxons.
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