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Questions-réponses sur la législation
en Hôtellerie Restauration
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Hygiène Alimentaire
►Quelles
sont les différentes techniques de conservation des aliments?
La totalité
des techniques de conservation des denrées a pour but d'assainir ou de
stabiliser une denrée périssable en détruisant ou en inhibant tout ou partie
des agents microbiens qu'elle renferme et qui peuvent entraîner des troubles
de santé chez les consommateurs, ou la dégradation de l'aliment lui-même.
La pasteurisation est un traitement
thermique ayant pour but de détruire, dans l'aliment, une grande partie des
agents microbiens qu'il contient et, en tout état de cause, la totalité des
agents dits pathogènes, c'est-à-dire susceptibles de transmettre à l'homme
des maladies (exemple : lait, beurre ...), et qui pourraient se développer
dans l'aliment pendant son stockage.
Généralement les produits pasteurisés sont
de conservation limitée, ils nécessitent des conditions de stockage
particulières (au froid) et comportent une date limite de consommation (cf.
fiche "Les
dates limites - les températures de conservation").
La stérilisation est un
traitement thermique ayant pour but de détruire toute forme microbienne
vivante (exemple : lait stérilisé dit de longue conservation, conserves).
Les conserves sont des denrées ayant
subi un traitement de stérilisation par la chaleur et dont le
conditionnement est un récipient étanche aux liquides, aux gaz et aux
microorganismes à toute température inférieure à 55°. Elles comportent une
date limite d'utilisation optimale.
C'est un produit stable et de longue
conservation. Cependant, une mauvaise stérilisation, un défaut de sertis ou
de joint de la boite ou du bocal, de même que la nature du contenu peuvent,
à la longue, altérer le contenant (boîte en fer blanc étamé). Ceci est
notamment provoqué par l'action des micro-organismes non détruits ou qui ont
pu s'introduire après le traitement, ou par des acides contenus
naturellement dans certaines denrées (tomates), entraînant des phénomènes de
bombement microbiens ou chimiques provoqués par la formation de gaz.
Dans tous les cas, il y a lieu de ne pas
consommer et de procéder à la destruction des produits ainsi altérés.
Les semi-conserves sont des
denrées ayant subi un traitement (pasteurisation, parfois stérilisation,
saumurage) en vue d'en assurer une conservation limitée. Elles sont
conditionnées en récipients étanches aux liquides, et doivent être stockées
au froid. Elles comportent parfois une date limite de consommation, mais, en
tout état de cause, une date de fabrication.
Les produits alimentaires surgelés
sont des denrées stabilisées par abaissement rapide de la température
jusqu'à - 18° à coeur. Elles doivent être, au moment de la surgélation, dans
un parfait état de fraîcheur et de salubrité.
Cette température de - 18° doit être
maintenue sans aucune rupture jusqu'au consommateur.
Les aliments surgelés sont obligatoirement
vendus dans des préemballages.
Leur conditionnement comporte l'indication
d'une référence de lot, permettant de situer la date de traitement et
l'indication d'une date d'utilisation optimale ou parfois d'une date limite
de consommation (cf. fiche "Les
dates limites - les températures de conservation").
Les produits alimentaires congelés
sont des denrées stabilisées par un procédé similaire à la surgélation, mais
qui, par leur aspect, leur mode de récolte, ne peuvent satisfaire à
certaines exigences auxquelles sont soumis les produits surgelés, en
particulier la vitesse de congélation. De plus, leur température à coeur
doit être inférieure ou égale à -12 °c. Les références de date sont
identiques à celles prévues pour les surgelés.
La vente de produit en vrac, à l'état
décongelé est autorisée sous certaines conditions. En particulier, le
consommateur doit en être tenu informé par une mention adéquate (exemple :
" pains, crevettes, abats ... décongelés ").
L'irradiation des aliments consiste
à soumettre une denrée alimentaire à l'action des rayonnements ionisants, à
partir de radio-éléments (cobalt 60 par exemple) ou d'accélérateurs de
particules (soit particules accélérées, soit électrons accélérés) permettant
de prolonger leur conservation ou d'améliorer leur hygiène.
L'irradiation doit avoir été effectuée à
l'aide de rayonnements non susceptibles de créer une radio-activité induite
dans le produit traité et avoir lieu dans des conditions et limites
déterminées par voie d'arrêté. Chaque aliment soumis à ce traitement fait
l'objet d'une autorisation.
Les denrées traitées doivent porter un
étiquetage dans lequel la dénomination de vente sera accompagnée des mots
"traité par ionisation" ou traité par rayonnements ionisants".
Conseils importants
Lorsque vous faites vos courses, achetez
les produits surgelés ou congelés et les produits réfrigérés au dernier
moment, juste avant le passage aux caisses. Transportez-les dans des
récipients ou emballages qui permettent d'éviter toute élévation de
température (sacs isothermes par exemple), et replacez-les le plus
rapidement possible dans un appareil apte à en assurer la conservation.
Ne décongelez pas à température ambiante,
mais dans le réfrigérateur ou dans un four à micro-ondes. Nettoyez
régulièrement votre réfrigérateur et vérifiez sa température (thermomètre
dans un verre d'eau) afin de repérer la zone la plus froide où vous placerez
les aliments les plus fragiles.
Surtout ne recongelez jamais un
produit qui a été décongelé, car les risques d'intoxication sont alors
importants.
►Comment
prévenir les TIAC?
En cas de doute sur la nourriture ingérée et
surtout si deux personnes ou plus présentent les mêmes symptômes, consultez
un médecin. Les toxi-infections alimentaires collectives doivent être
déclarées obligatoirement aux directions départementales de l'action
sanitaire et sociale (D.D.A.S.S.) par les médecins. Les services
vétérinaires et ceux de la Concurrence, Consommation et Répression des
Fraudes seront également sollicités pour procéder au contrôle des produits
et de l'hygiène des locaux de fabrication ou de préparation des aliments et
prendront, en liaison avec le médecin inspecteur de la santé, les mesures
adaptées.
Conseils de prévention :
-
Lors de l'achat des produits frais,
vérifiez les dates limites de consommation et les températures
d'entreposage. Respectez-les lors de leur conservation pour votre
consommation personnelle.
-
Transportez les aliments dans de bonnes
conditions : ne laissez pas les produits frais exposés à température
ambiante (dans les coffres de voitures par exemple) ; en particulier, les
produits surgelés et congelés doivent être achetés en dernier, mis dans
des sacs isothermes et placés rapidement au congélateur ou préparés
immédiatement.
-
Respectez bien les températures de
stockage des produits altérables : -18° pour les surgelés, entre -10° et
-20°c pour les produits congelés, +4° c pour les charcuteries fraîches,
les viandes découpées, les légumes crus, préparés, prédécoupés, les plats
cuisinés; pour les autres aliments aux environs de +8° à 10°c.
-
Respectez les conseils de préparation et
de décongélation mentionnés sur l'étiquette, et ne recongelez pas un
produit qui aurait été décongelé volontairement ou accidentellement.
-
Ne consommez pas de denrées alimentaires
contenues dans des conserves bombées, de même soyez vigilants lorsque les
boîtes de conserves sont rouillées ou lorsque les sertis sont endommagés.
-
Veillez à la propreté de la vaisselle et
des mains lors de la préparation et de la consommation des aliments,
nettoyez et désinfectez régulièrement votre réfrigérateur.
-
Attention aux erreurs domestiques
parfois à l'origine d'ingestion accidentelle de produits chimiques
transvasés dans des bouteilles alimentaires, ou introduits par méprise
dans les denrées alimentaires.
-
Si vous préparez des conserves
familiales, respectez les barèmes de stérilisation, car elles peuvent être
responsables d'intoxications graves comme le botulisme.
Mise en oeuvre des
principes HACCP
(Hazard Analysis Critical
Control Points ou système d’analyse des risques et des points
critiques pour leur maîtrise)
Selon le règlement CE
852/2004, les exploitants doivent mettre en place, appliquer et
maintenir une ou plusieurs procédures permanentes fondées sur les
principes HACCP.
Il existe 7 principes
HACCP :
a)
identifier tout danger qu’il y a lieu de prévenir, d’éliminer ou
de ramener à un niveau acceptable ;
b) identifier les points critiques aux niveaux
desquels un contrôle est indispensable pour prévenir ou éliminer
un danger ou pour le ramener à un niveau acceptable ;
c) établir, aux points critiques de contrôle, les
limites critiques qui différencient l’acceptabilité de l’inacceptabilité
pour la prévention, l’élimination ou la réduction des dangers
identifiés ;
d) établir et appliquer des procédures de
surveillance efficaces des points critiques de contrôle ;
e) établir les actions correctives à mettre en
oeuvre lorsque la surveillance révèle qu’un point critique de
contrôle n’est pas maîtrisé ;
f) établir des procédures exécutées
périodiquement pour vérifier l’efficacité des mesures visées aux
points a) à e)
g) établir des documents et des dossiers en
fonction de la nature et de la taille de l’entreprise pour prouver
l’application effective des mesures visées aux points a) à f).
Il faut noter qu’à «
chaque fois que le produit, le procédé ou l’une des étapes subit
une modification, les exploitants revoient la procédure et y
apportent les changements requis ».
En cas de contrôle de
l’administration (services vétérinaires), les exploitants doivent
démontrer qu’ils se conforment à ces principes. Ils doivent
veiller à ce que les documents décrivant les procédures soient à
jour et conserver tout autre document et dossier pendant une
période appropriée.
L’arrêté du 9 mai 1995
précise que les exploitants doivent être en mesure de porter à la
connaissance des agents procédant aux contrôles, la nature, la
périodicité et les résultats des vérifications (définies ci
dessus) ainsi que, le cas échéant, le nom du laboratoire de
contrôle.
►Quelles
sont les obligations de formation en matière d’hygiène ?
Selon le règlement
européen 852/2004, les exploitants doivent veiller à ce que :
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Les responsables de la mise au
point et du maintien de la procédure HACCP, ou de la mise en oeuvre des
guides des bonnes pratiques d’hygiène, aient reçu une formation appropriée
concernant l’application des principes HACCP. Cela signifie que ces
responsables doivent avoir reçu une formation en externe sur l’application
de ces principes. Cette formation est dispensée par divers organismes
(chambre de commerce, chambre des métiers...)
; |
|
Les manutentionnaires de
denrées alimentaires soient encadrés et disposent d’instructions et/ou d’une
formation en matière d’hygiène alimentaire adaptées à leur activité
professionnelle. Ils doivent suivre au minimum une formation en interne sur
ce sujet. Celle-ci peut être dispensée par le responsable ayant suivi une
formation en externe. Il est important que cette formation soit enregistrée
au titre des formations internes avec les instructions données. |
Il faut également respecter toute
autre obligation de formation existant en droit français concernant ce secteur.
Des preuves de ces formations pourront être demandées lors des contrôles.
Peut-on resservir un plat non
consommé ?
Le Guide des bonnes
pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP restaurateur
précise qu’il ne faut pas resservir ou stocker des aliments déjà servis et non
consommés. Cela permet d’éviter une contamination des autres produits. Il faut
donc les éliminer dès leur retour de salle. Il convient également de ne pas
réutiliser les sauces provenant des ramequins.
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Il est vivement conseillé de
se reporter à la fiche numéro 24 de ce guide sur le « traitement des
excédents et des produits réservés » ainsi qu’à la fiche 25 sur le «
traitement des déchets ». |
►Quelle
est la réglementation en matière de déchets ?
Les déchets alimentaires,
sous-produits non comestibles et autres déchets doivent être retirés aussi vite
que possible des locaux où se trouvent des denrées alimentaires de façon à
éviter qu’ils ne s’accumulent.
Ces déchets doivent être déposés
dans des conteneurs dotés d’une fermeture, sauf si les exploitants du secteur
alimentaire peuvent prouver à l’autorité compétente que d’autres types de
conteneurs ou de systèmes d’évacuation utilisés conviennent. Ceux-ci doivent
être conçus de manière adéquate, être bien entretenus et faciles à nettoyer et,
au besoin, à désinfecter.
Des dispositions adéquates doivent
être prévues pour l’entreposage et l’élimination de ces déchets. Les aires de
stockage doivent être conçues et gérées de manière à pouvoir être propres en
permanence et, le cas échéant, exemptes d’animaux et de parasites.
Tous les déchets doivent être
éliminés de façon hygiénique et dans le respect de l’environnement, conformément
à la législation communautaire applicable à cet effet et ne doivent pas
constituer une source de contamination directe ou indirecte.
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Nous conseillons de consulter
les fiches techniques mises en place dans le Guide des bonnes pratiques
d’hygiène et d’application des principes HACCP restaurateur. |
►Quelle
est la réglementation en matière de températures de conservation des aliments ?
Il convient de se référer aux
règles relatives aux températures de conservation (sauf réglementations
spécifiques pour certaines denrées). Il est important de ne jamais rompre la
chaîne du froid.
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Températures de conservation de certaines denrées alimentaires
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Annexe à l’arrêté du 09/05/1995
Les denrées mentionnées
ci-après doivent être maintenues jusqu’à leur remise au consommateur aux
températures ci-dessous :
-
18 °C : glaces, crèmes
glacées, sorbets et tout aliment surgelé conformément aux dispositions du décret
du 9 septembre 1964 susvisé.
- 15 °C
: tout aliment congelé.
Sur glace fondante (0 °C à + 2 °C)
: poissons, crustacés, mollusques autres que vivants.
+ 4 °C maximum
: tout aliment très périssable et dont l’absence de maîtrise de la température
pendant une courte période peut présenter un risque microbien pour le
consommateur, tel que :
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Denrées animales ou végétales
cuites ou précuites, prêtes à l’emploi, non stables à température ambiante,
préparations froides non stables à base de denrées animales, notamment les
viandes froides, les pâtes farcies, les sandwiches, les salades composées et
les fonds de sauce. |
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Produits transformés non
stables à base de viande. |
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Abats, volailles, lapins,
découpes de viandes. |
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Produits de la pêche fumés ou
saumurés non stables. |
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Préparations non stables à
base de crème ou d’oeuf (pâtisseries à la crème, crèmes pâtissières,
entremets). |
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Lait cru, produits frais au
lait cru, crème chantilly non stable, fromages découpés ou râpés
préemballés. |
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Végétaux crus prédécoupés et
leurs préparations. |
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Jus de fruits ou de légumes
crus de pH supérieur à 4,5. |
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Produits décongelés. |
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Produits non stables en
distributeur automatique. |
+ 8 °C maximum
: tout aliment périssable et dont l’absence de maîtrise de la température peut
générer un risque microbien pour le consommateur moins immédiat, tel que :
produits laitiers frais autres que les laits pasteurisés, desserts lactés ;
beurres et matières grasses ; desserts non stables à base de substituts du lait
; produits stables à base de viande tranchée.
Supérieur à + 63 °C
: plats cuisinés livrés chauds au consommateur.
Toutefois, le règlement CE
852/2004 (annexe II - chapitre IX) prévoit qu’il est possible de soustraire les
produits « à ces températures pour des périodes de courte durée à des fins
pratiques de manutention lors de l’élaboration, du transport, de l’entreposage,
de l’exposition et du service des denrées alimentaires à condition que cela
n’entraîne pas de risque pour la santé ».
Le règlement précise également que
« lorsque les denrées alimentaires doivent être conservées ou servies à basse
température, elles doivent être réfrigérées dès que possible après le stade du
traitement thermique ou, en l’absence d’un tel traitement, après le dernier
stade de l’élaboration, à une température n’entraînant pas de risque pour la
santé ».
►Quelle
est la réglementation en matière de stockage de nourriture ?
L’arrêté de 1995 (chapitre
5) prévoit notamment :
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Que le stockage des matières
premières, des ingrédients, des produits intermédiaires et des produits
finis doit être fait « dans des conditions évitant toute détérioration et
toute contamination susceptibles de les rendre impropres à la consommation
humaine ou dangereux pour la santé ». Il est interdit d’entreposer des
denrées à même le sol et de faire rentrer des animaux familiers dans ces
locaux. |
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Que ces produits « doivent
être conservés à des températures limitant leur altération et plus
particulièrement le développement de micro-organismes pathogènes ou la
formation de toxines susceptibles d’entraîner un risque pour la santé »
(voir question précédente sur les températures de conservation).
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Remarque : cet arrêté sera prochainement abrogé et de nouvelles
dispositions vont être prises.
Il est recommandé de contacter les
services vétérinaires afin de connaître l’étendue exacte des obligations en la
matière et notamment par rapport au droit européen et des exigences concernant
les locaux et les installations en contact avec les produits alimentaires.
►Quelle
est la différence entre « date limite de consommation » et « à consommer de
préférence avant... » ?
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La Date Limite de
Consommation (DLC) : s’il est indiqué « A consommer jusqu’au... »
ou « A consommer jusqu’à la date figurant... » sur un produit, ce dernier ne
doit plus être consommé après cette date. Il est donc interdit de le
détenir, de l’utiliser à des fins commerciales, de le vendre et de le
distribuer à titre gratuit.
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La Date Limite
d’Utilisation Optimale (DLUO) : s’il est indiqué « A consommer de
préférence avant... » ou « A consommer de préférence avant fin... », cela
signifie que le produit a seulement perdu certaines de ses qualités après
cette date. Il est donc possible de vendre ces produits après la date
d’utilisation optimale sans sanctions possibles à condition que leur qualité
soit loyale, saine et marchande. |
Remarque : les denrées alimentaires doivent être entreposées dans des
conditions conformes à celles qui sont prescrites dans leur étiquetage. Pour
plus de renseignements vous pouvez consulter le site de la DGCCRF.
Quelle est la réglementation en
matière de sanitaires pour les restaurants ?
Pour le personnel,
selon le règlement européen 852/2004 (annexe II, chapitre I) des toilettes en
nombre suffisant, équipées d’une chasse d’eau et raccordées à un système
d’évacuation efficace doivent être disponibles. Les toilettes ne doivent pas
donner directement sur des locaux utilisés pour la manipulation des denrées
alimentaires.
Un nombre suffisant de lavabos
judicieusement situés et destinés au lavage des mains doit être également
disponible. Les lavabos destinés au lavage des mains doivent être équipés d’eau
courante, chaude et froide, ainsi que de matériel pour le nettoyage et le
séchage hygiénique des mains. En cas de besoin, les dispositifs de lavage des
denrées alimentaires doivent être séparés de ceux destinés au lavage des mains.
Ces installations sanitaires
doivent disposer d’une ventilation adéquate, naturelle ou mécanique.
Pour la clientèle,
selon l’arrêté du 9 mai 1995, il doit être prévu, dans les établissements de
restauration, des toilettes comprenant des cabinets d’aisances et des lavabos à
l’usage exclusif de la clientèle. Ces cabinets ne doivent pas communiquer
directement ni avec la salle à manger, ni avec les autres locaux renfermant des
aliments.
Si l’établissement offre moins de
cinquante places, les équipements sanitaires du personnel peuvent également
servir à la clientèle. Dans ce cas, ces équipements doivent être situés de
manière à ce que la clientèle ne puisse pas pénétrer dans les locaux de
préparation des aliments.
Il existe une
réglementation spécifique pour les sanitaires des restaurants de tourisme.
Selon l’arrêté du 27 septembre 1999, le restaurant de tourisme doit disposer de
locaux sanitaires en constant état d’entretien, de propreté et de
fonctionnement. Ils ne doivent pas communiquer directement avec la cuisine ou la
salle de restaurant. Ils comprennent un w.-c. hommes, un w.-c. femmes et un
lavabo avec eau chaude et eau froide, par tranche de cinquante personnes
susceptibles d’être accueillies.
►Quelle
est la réglementation sur l’affichage de la provenance de la viande bovine ?
Quelle est la responsabilité du chef d’entreprise ?
Décret du 17/12/2002 et note
d’information n°2002-151 de la DGCCRF du 30/12/2002
Sont notamment concernés les
établissements proposant des repas à consommer sur place, à emporter ou à
livrer. Pour les plats comportant des morceaux de viandes bovines de même que
pour la viande hachée pur boeuf et pour le veau (mais pas pour les abats ni pour
les plats élaborés avec des préparations de viande, type sauce bolognaise...),
il faut préciser :
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«L’origine » de la viande (nom
du pays) lorsque la naissance, l’élevage et l’abattage du bovin dont sont
issues les viandes ont eu lieu dans le même pays
; |
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« né et élevé (nom du pays de
naissance et du ou des pays d’élevage) et abattu (nom du pays d’abattage) »
si la naissance, l’élevage et l’abattage ont eu lieu dans des pays
différents. |
Il faut que ces mentions soient
portées à la connaissance du consommateur de façon lisible et visible. Cela doit
se faire par affichage ou par des indications sur les cartes et les menus ou sur
tout autre support. Si l’information est donnée par affichage, celle-ci doit
figurer :
|
Soit sur l’ardoise où le menu
est inscrit. |
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Soit sur le menu lui-même ou à
proximité lorsqu’il est affiché.
Dans ce cas, il n’est pas exigé que cette indication soit visible et lisible
en tout lieu de l’établissement. |
Attention : il n’est pas nécessaire que l’information soit donnée
plat par plat, mais pour l’ensemble des viandes servies.
Sanction
Si ces dispositions ne sont pas respectées, l’exploitant encourt une
contravention de 450 € maximum.
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La DGCCRF et les services
vétérinaires peuvent vous renseigner pour toutes autres questions relatives
à la traçabilité des produits alimentaires. |
►Doit-on
préciser si un produit contient des OGM ?
Il convient de préciser sur les cartes ou sur les menus
si des produits :
|
Contiennent des OGM.
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Consistent en de tels
organismes. |
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sont élaborés à partir d’OGM. |
|
contiennent des ingrédients
produits à partir de tels organismes. |
Les aliments présentant un seuil
d’OGM inférieur à 0,9 % en sont exemptés (à condition que cette présence soit
fortuite ou techniquement inévitable).
|
Il est recommandé de contacter
la DGCCRF pour connaître les exigences auxquelles ces mentions doivent
répondre. |
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