|
Questions-réponses sur la législation
en Hôtellerie Restauration
Si vous voulez faire un
commentaire ►
Si vous voulez nous signaler un
texte de lois ou tout simplement poser une question
►
Contact Webmaster
Cliquez sur la rubrique de votre choix
Législation du travail et du commerce
Temps de
travail en hôtellerie restauration
La durée du travail est
régie par des règles précises. Il s'agit notamment des questions relatives
aux heures supplémentaires, aux durées maximales de travail, au travail à
temps partiel, aux aménagements du temps de travail. Dans ce secteur, la
durée conventionnelle de travail est de 39 heures hebdomadaires. Au
delà de 35 heures il convient de majorer le taux des heures
supplémentaires.
- Durée maximale
hebdomadaire autorisée
Moyenne sur 12 semaines:
44 heures (46 sous réserve de parution d'un décret)
Absolue: 48 heures
- Durée maximale
journalière
Personnel administratif
hors site d'exploitation: 10 h
Cuisinier: 11 h
Personnel de réception:
12 h
Veilleurs de nuit: 12
h
Autre personnel: 11 h
30
HEURES SUPPLEMENTAIRES ET REPOS
COMPENSATEUR
Le repos compensateur de
remplacement permet d’octroyer des heures de repos à la place du paiement des
heures supplémentaires. L’employeur détermine les règles d’attribution de ce
repos. Le repos compensateur doit être pris à l’intérieur d’une période de douze
mois consécutifs ou de 52 semaines. Le salarié doit être informé sur ses droits
en matière de repos compensateur sur son bulletin de paie ou sur une fiche
annexée.
Il existe des dispositions
spécifiques pour les travailleurs rémunérés au pourcentage service.

Tableau : avantages /
inconvénients

►Un
mineur peut-il travailler la nuit ?
En principe, le travail de nuit
( entre 22 heures et 7 heures) est
interdit pour les jeunes travailleurs garçons et filles de moins de
16 à 18 ans.
Mais le décret
du 13 janvier 2006 sur le travail de nuit permet aux apprentis de 16 à 18
ans des secteurs de l'hôtellerie et restauration, de travailler jusqu'à 23 h
30. Les mineurs de moins de 16 ne peuvent jamais travailler de nuit.
Pour qu'un
apprenti puisse travailler de nuit, il faut faire une demande à l'inspecteur
du travail. Le défaut de réponse dans le délai d'un mois vaut accord. Cette
autorisation est valable pour une année seulement.
A noter : en ce qui concerne les apprentis boulangers de moins de 18
ans, l'inspecteur du travail peut autoriser le travail de nuit avant 6
heures et au plus tôt à partir de 4 heures afin de leur permettre de
participer, sous certaines conditions, à un cycle complet de fabrication de
pain.
►Quelle
est la réglementation sur le travail des mineurs ?
L’âge minimum est de 16 ans sauf
dans le cas des contrats d’apprentissage. A partir de 14 ans, ils peuvent
effectuer des travaux adaptés à leur âge pendant les vacances scolaires.
En vertu de l’article 211-5 du
Code du travail, il est normalement interdit d’employer (ou de prendre comme
stagiaires) des mineurs dans un débit de boissons à consommer sur place (excepté
dans le cadre familial). Mais les débits de boissons ayant reçu un agrément
peuvent recevoir en contrat d’apprentissage ou en formation professionnelle, des
mineurs de plus de 16 ans.
La durée du travail des mineurs
est limitée à 35 heures par semaine. Normalement les travailleurs mineurs ne
doivent pas effectuer d’heures supplémentaires sauf
autorisation de l’inspecteur du travail (maximum 5 heures par semaine) après
avis conforme du médecin du travail de l’établissement.
►Quelles
sont les compétences requises pour être maître d’apprentissage ?
Il s’agit de la personne
responsable de la formation de l’apprenti. Il ne s’agit pas nécessairement de
l’employeur. Cette fonction peut être partagée par plusieurs salariés. Le maître
d’apprentissage doit être majeur, offrir des garanties de moralité et disposer
de compétences professionnelles. Peuvent être maîtres d’apprentissage :
|
Les personnes titulaires d’un
diplôme ou d’un titre relevant du domaine professionnel correspondant à la
finalité du diplôme ou du titre préparé par l’apprenti et d’un niveau au
moins équivalent, justifiant d’un temps d’exercice d’une activité
professionnelle en relation avec la qualification visée par le diplôme ou le
titre préparé de 3 années. |
|
Les personnes justifiant d’un
temps d’exercice d’une activité professionnelle en relation avec la
qualification visée par le diplôme ou le titre préparé d’une durée de 5 ans
et d’un niveau minimal de qualification qui est déterminé par la commission
départementale de l’emploi et de l’insertion. |
|
Les personnes possédant une
expérience professionnelle de 5 ans en rapport avec le diplôme ou le titre
préparé par l’apprenti après avis du recteur. Faute de réponse dans un délai
d’un mois suivant la saisine du recteur, l’avis est réputé favorable. |
L’employeur doit permettre au
maître d’apprentissage de dégager sur son temps de travail des disponibilités
afin de former l’apprenti et d’exercer des relations avec le CFA. Le maître
d’apprentissage doit pouvoir bénéficier de formations afin de pouvoir remplir sa
tâche et de connaître l’évolution des enseignements dispensés à l’apprenti.
►Existe-il
des conditions d’âge pour les apprentis ?
L’apprenti doit être âgé de 16 ans
au moins et 25 ans au plus (sauf dérogation). Dans certaines hypothèses, des
personnes de 15 ans peuvent faire un apprentissage. Par ailleurs, les élèves de
14 ans peuvent être autorisés à suivre une formation alternée « d’apprenti
junior » (article L337-2 du Code de l’éducation).
Si l’apprenti est un descendant
mineur de l’employeur, il doit respecter des conditions spécifiques du fait du
lien familial et notamment l’obligation qui lui est faite de verser une partie
du salaire à un compte ouvert à cet effet au nom de l’apprenti.
►Une
personne en contrat d’apprentissage peut-elle travailler le soir ?
La question ne se pose que pour
les apprentis mineurs puisque les majeurs peuvent travailler le soir.
Le travail de nuit (entre 22
heures et 7 heures) est normalement interdit pour les apprentis de 16 à 18 ans.
Mais le décret du 13 janvier 2006 sur le travail de nuit permet aux apprentis de
16 à 18 ans des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration, de travailler
jusqu’à 23 heures 30. Les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent jamais
travailler de nuit.
Pour qu’un apprenti puisse
travailler de nuit, il faut faire une demande à l’inspecteur du travail. Le
défaut de réponse dans le délai d’un mois vaut accord. Cette autorisation est
valable pour une année, il ne faut pas oublier de renouveler la demande pour
l’année suivante.
Par ailleurs, ce travail de nuit
devra être effectué sous la « responsabilité effective » du maître
d’apprentissage.
►Une
personne en contrat d'apprentissage peut-elle travailler les dimanches ?
Le décret du
13 janvier 2006 permet aux travailleurs du secteur de la restauration
d'employer des apprentis de moins de 18 ans les dimanches. Attention à
respecter le droit au repos hebdomadaire de deux jours consécutifs
(obligatoire). Ainsi, si l'apprenti mineur est en cours au CFA la semaine,
il doit être obligatoirement en repos le samedi et le dimanche.
►Une
personne en contrat d'apprentissage peut-elle travailler les jours fériés ?
Oui,si la
rémunération des jours fériés travaillés est doublée.
►Doit-on
rémunérer les jours de congés dont les apprentis bénéficient pour préparer
leurs examens ?
Afin de préparer leurs épreuves,
les apprentis ont le droit de prendre un congé de cinq jours ouvrables rémunérés
(dans le mois qui précède l’examen) durant lesquels ils suivent les
enseignements spécialisés dispensés dans le CFA si l’organisation en a été
prévue. Ces jours doivent être accordés à l’apprenti même si le CFA n’organise
pas de cours. Ces jours de congés ne doivent pas être déduits des congés payés
►Quel
est le temps de pause pour un salarié ?
Sauf dispositions conventionnelles plus
favorables, le temps de pause minimum est de 20 minutes toutes les six
heures.
La pause peut être située
avant que la durée de six heures ne soit entièrement écoulée.
La pause n'est prise en compte dans le
calcul de la durée du travail effectif et donc rémunérée que si, pendant ce
laps de temps, le salarié est à la disposition de son employeur, dans
l'obligation de se conformer à ses directives sans pouvoir se consacrer
librement à des occupations personnelles.
►Peut-
on exiger des serveurs qu'ils participent à d'autres tâches comme le ménage?
Si un serveur refuse
d'exécuter ce type de tâche, l'employeur peut se référer à l'article 34 de
la convention collective nationale: "L'organisation du travail tient compte
de la nécessité d'emplois utilisant la plurivalence et la pluriaptitude des
salariés. Chaque employé participe aux travaux communs et peut-être amené à
effectuer des travaux annexes tenant compte du caractère spécifique de
chacun des établissements, l'activité de service ayant cette particularité
de devoir, avant tout, s'adapter aux besoins du client".
De ce fait , l'employeur peut
tout à fait demander à ses serveurs de participer au nettoyage après le
service. il s'agit de la participation à un travail commun qui reste annexe
à l'activité principale.
Afin d'éviter les contentieux,
l'employeur peut inscrire dans le contrat de travail que le salarié devra
effectuer des tâches annexes à son travail (ménage, plonge...)
►Quelles
sont les limites de l'entraide familiale?
Les critères de l'entraide
familiale sont:
- aide ou assistance
occasionnelle et spontanée à une personne proche
- absence de rémunération
Ainsi, lorsqu'une aide est
apportée par un membre de la famille, il s'agit d'entraide familiale si ces
critères sont réunis.
Attention: Si une
personne de la famille aide régulièrement et participe de ce fait à
l'activité habituelle de l'entreprise, elle doit être titulaire d'un contrat
de travail et rémunérée.
Sanction: Pour tout
travail dissimulé, l'exploitant encourt une peine de 3 ans d'emprisonnement
maxi et 45 000 euros d'amende.
►Peut-on
rompre un contrat saisonnier ?
Il est toujours possible
de rompre ce contrat d’un commun accord. A défaut d’accord, l’employeur doit
donc respecter les conditions de rupture de ce type de contrat :
|
Pendant la période d’essai,
l’employeur peut librement rompre le contrat si le saisonnier ne lui
convient pas ; |
|
Après la période d’essai, il
peut rompre ce contrat uniquement en cas de faute grave, c’est-à-dire
lorsque la faute rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise
(exemple : vol, injure...) ou en cas de force majeure (exemple : incendie). |
L’employeur ne peut pas rompre le
contrat pour d’autres motifs tels que l’insuffisance professionnelle ou des
raisons économiques.
Quant au salarié, il peut rompre
son contrat saisonnier s’il justifie d’une embauche en contrat à durée
indéterminée.
►Comment
se calcule la période d'essai?
Dans un décret du 29 juin
2005, la Cour de Cassation a décidé que la période d'essai exprimée en jours
se décomptait en jours calendaires (c'est à dire tous les jours du
calendrier y compris les dimanches et jours fériées) et non en jours
travaillées. En pratique, si la période d'essai est exprimée:
- en mois: le délai se
décompte en mois calendaires, période de 1 mois calculée de date à date
- en semaine: le délai se
décompte par période de sept jours consécutifs
- en jours: le décompte se
fait en jours calendaires.
Tout essai qui expire un
samedi, un dimanche ou un jour férié n'est pas reporté au lundi ou au
premier jour travaillé suivant.
Pour les salariés à temps
partiel, la durée de la période d'essai ne peut pas être plus longue que
celle des salariés à temps complet. Cette règle st valable que le contrat
CDD ou CDI.
►Peut-on
licencier un salarié pour mésentente, incompatibilité d'humeur?
Un salarié ne doit pas être
licencié du seul fait qu'il n'est pas apprécié par sa hiérarchie sans
qu'aucune faute ne puisse lui être reprochée. il peut être licencié s'il a
commis une faute disciplinaire.
►Peut-on
licencier un salarié en cas d'insuffisance professionnelle?
L'insuffisance professionnelle
peut constituer un motif de licenciement mais il ne sera valable qu'à partir
du moment ou l'employeur a tout mis en oeuvre pour former le salarié et
l'adapter à son poste. Si malgré cette formation, le salarié ne s'avère
toujours pas apte à effectuer le travail demandé, l'employeur pourra le
licencier.
►Que
se passe t-il si un employeur a licencié un salarié sans motif?
Le salarié licencié va saisir
le conseil des prud'hommes qui considérera si tel est le cas, que le
licenciement est intervenu" sans cause réelle et sérieuse".
Conséquences: les
indemnités varient en fonction de la taille de l'entreprise et de
l'ancienneté du salarié. Dans certains cas, les Assedics peuvent demander le
remboursement des allocations de chômage.
En cas de licenciement
discriminatoire ou abusif, le salarié pourra également demander des dommages
et intérêts à l'employeur. Celui-ci risque également une condamnation
pénale.

►A
la suite d'erreurs de caisse, l'employeur a t-il le droit de prélever les
montants manquants sur
le salaire des employés?
Ce prélèvement constitue une
sanction pécuniaire. Or, toutes les sanctions pécuniaires sont strictement
interdites par la loi. (Amende pour l'employeur de 3750 euros)
►De
quels moyens dispose un employeur pour lutter contre l’alcoolisme au sein de
son entreprise ?
L’employeur a un rôle de
prévention de l’alcoolisme. Il doit interdire la consommation de
boissons alcoolisées sur le lieu de travail (sauf « pots » occasionnels). Il
peut également organiser une visite médicale spéciale auprès du médecin du
travail s’il suppose qu’un salarié est alcoolique (état d’ébriété, absences
fréquentes...).
L’employeur doit
sanctionner l’état d’ébriété ou d’ivresse d’un salarié sous certaines conditions
:
|
En cas d’ivresse visible et
importante, l’employeur peut refuser l’accès de l’entreprise au salarié et
appeler les secours afin que la personne soit raccompagnée à son domicile.
Un constat d’huissier peut également être établi. Cette ivresse pourra
donner lieu à une sanction.
|
|
En cas de simple ébriété ou de
soupçons, l’employeur ne peut sanctionner sans prouver cet état, ni
démontrer une faute. |
La faute est
appréciée en fonction du niveau d’ébriété du salarié et de son poste. Si
l’ivresse a mis en danger le salarié, ses collègues ou d’autres usagers, il peut
s’agir d’une faute grave.
►Existe-t-il une
réglementation sur la tenue du personnel ?
Le règlement européen 852/2004
prévoit que « toute personne travaillant dans une zone de manutention de denrées
alimentaires doit respecter un niveau élevé de propreté personnelle et porter
des tenues adaptées et propres assurant, si cela est nécessaire, sa protection
».
Pour ce faire, il est recommandé
d’appliquer les conseils du Guide des bonnes pratiques d’hygiène et
d’application des principes HACCP restaurateur sur l’hygiène du personnel.
Le règlement intérieur ou le
contrat de travail peut prévoir que le personnel devra porter une tenue
particulière. Le personnel en contact avec la clientèle peut se voir imposer le
port d’un uniforme ou d’une tenue spécifique. Le personnel de cuisine se voit
imposer une tenue adaptée aux règles d’hygiène.
Toutefois, cette obligation doit
être justifiée par la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché. Cela
signifie que les employeurs ne doivent pas abuser de ce droit.
|